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Mardi 8 avril à 19h30 : rencontre avec Valérie Rouzeau

Nous rencontrons Valérie Rouzeau pour son recueil La petite Dame.

Passage de témoin continu entre la petite dame (certainement pas petite d’âme) et Valérie, Valérie Rouzeau, ces poèmes sont un ballet où elles s’effleurent du bout des doigts avant de s’effacer et de céder la place à l’autre. C’est délicat, fluide, drôle (cet agent culturel en train de se sentir l’aisselle, on le voit !), déterminé même dans les passages plus durs (cocotte avion flèche papier – c’est plié), plein de trouvailles (bien vieillir ou vieillir bien…), de jeux avec l’anglais (entre le quai et le marchepied please mind the gap) et toujours avec les mots (persévérance – perce et révérence).

Valérie Rouzeau - La petite dame

Hors les murs : Folies d’encre au festival Hors limites !

Jeudi 20 mars à 20h : dans le cadre du Festival Hors Limites, Tamara Al Saadi sera à l’Espace 1789 pour la pièce de théâtre Taire (réservation : resa@espace-1789.com).

Tamara Al Saadi questionne la construction des identités, en particulier au moment de l’adolescence, et poursuit l’exploration du mythe d’Antigone, entamée avec Gone.

L’écriture de Tamara Al Saadi est portée par la musique poétique et vibrante de Bachar Mar-Khalifé et de Fabio Meschini, par le jeu de dix comédien·nes, et la bruiteuse Eléonore Mallo.

La librairie sera présente et se chargera de vendre les ouvrages.

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Samedi 22 mars à 16h00 : dans le cadre du Festival Hors Limites, Laure Gauthier sera à la médiathèque Persépolis pour faire une lecture musicale de Mélusine Reloaded (publié chez Corti) avec Olivier Mellano.

La librairie sera présente et se chargera de vendre les ouvrages.

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Samedi 5 avril à 10h30 : dans le cadre du Festival Hors Limites, Lénaïc Vilain sera à la médiathèque Lucie Aubrac afin de parler de sa bande dessinée Tribunes – Chroniques de gradins (publié chez Vraoum) et de son engagement  au sein du Red Star FC, qui est une véritable institution à Saint-Ouen.

La librairie sera présente et se chargera de vendre les ouvrages.

Hors les murs 2025-03

Mercredi 2 avril : La panne, chez Huguette : lecture bouffe en trois actes et trois plats

La panne est une nouvelle de Friedrich Dürrenmatt. Alexandre Pateau, qui en a retraduit l’œuvre aux éditions Gallmeister, nous présente à 18h30 à la librairie son travail de traduction.

Sur réservation vous pouvez assister à 20h précises à une lecture-bouffe de La panne chez Huguette, 1 rue des Rosiers : menu unique entrée-plat-dessert-apéro vin, formule à 55 euros. Réservation obligatoire au 01 40 12 06 72.

La Panne - Chez Huguette

Samedi 29 mars à 17h : rencontre avec Pauline Kalioujny

Nous rencontrons Pauline Kalioujny pour son album Savez-vous planter les choux ?

Une version écologique et malicieuse de la célèbre comptine pour sensibiliser les enfants, avec humour, à l’agriculture intensive et aux dangers des pesticides.

Les splendides illustrations de Pauline Kalioujny nous plongent dans une nature vibrante, aux mille et un détails à observer.

Pauline Kalioujny - Savez-vous planter les choux

Mardi 25 mars à 19h30 : rencontre avec Colin Niel

Nous rencontrons Colin Niel dans le cadre du festival Hors limites autour de son roman Wallace.

Colin Niel, ingénieur agronome et auteur, a vécu en Guyane et en Guadeloupe. Romancier primé, il met en scène André Anato dans une tétralogie (La Série Guyanaise, Rouergue, 2018) explorant la nature et ses paradoxes. Seules les bêtes (Rouergue, 2017), adapté au cinéma, et Entre Fauves (2020) confirment sa place majeure dans le polar français. Wallace est son dernier roman publié aux éditions du Rouergue.

Avec Wallace, Colin Niel achève un diptyque ouvert par son précédent roman, Darwyne, primé par le Grand prix littéraire de la littérature policière. Darwyne retraçait l’histoire d’un adolescent du même nom, maltraité par sa famille et passionné par la forêt amazonienne. Mathurine, une éducatrice de l’Aide Sociale à l’Enfance, reçoit un signalement, une relation filiale se noue alors entre eux jusqu’à ce que le jeune homme disparaisse tragiquement lors d’un glissement de terrain.

Dix ans plus tard, dans Wallace, on retrouve Mathurine aux prises avec une relation tendue avec son propre fils, replié sur lui-même et absorbé par les jeux vidéo. Lorsque Tiburce, le père d’une adolescente dont Mathurine avait la tutelle, relate avoir vu une apparition à forme humaine dans la forêt, cette révélation ravive chez Mathurine un espoir mêlé d’obsession : elle est persuadée qu’il s’agit de Darwyne.

À travers une narration immersive, hypnotique et riche en détails sensoriels, Wallace interroge avec finesse les liens parentaux et la façon dont ils se tissent – ou se défont – lorsque les enfants échappent aux attentes de leurs parents. La forêt, omniprésente, est à la fois décor et personnage, force envoûtante et révélatrice de visions intimes, de blessures et de désillusions.

Colin Niel

6, 7, 8 décembre : Salon du livre de jeunesse de Saint-Ouen à l’Espace 1789

Bonjour à toutes et tous,

Choisir des ouvrages de littérature jeunesse, qu’il  s’agisse d’albums, de romans junior, adolescents ou jeunes adultes, de documentaires… ce n’est pas simple, tant la production est abondante et variée.

Ce salon de littérature jeunesse est l’occasion de recueillir des conseils et d’échanger avec les auteurs présents.

Vendredi 6 décembre 15h30, rencontre dédicace avec Jean-Philippe Arrou-Vignod :
Rencontre entre les collégiens de Saint-Ouen, une classe de CM2 et Jean-Philippe Arrou-Vignod suivie d’une dédicace. En partenariat avec l’association Enlivrez-vous et la médiathèque Persépolis.

Après avoir enseigné durant de nombreuses années, Jean-Philippe Arrou-Vignod est éditeur et romancier à la fois pour la jeunesse et adultes.
Lorsqu’il écrit pour les enfants, il se fie à ses souvenirs, avec le souci constant d’offrir à ses lecteurs des livres qu’il aimait lire à leur âge : « J’ai lu toute la Bibliothèque rose et verte. J’étais un lecteur boulimique. C’est à ces lectures de jeunesse que je dois d’être devenu écrivain ».
Dans la collection Folio Junior, il publie la série Enquête au collège, et les Histoires des Jean-Quelque-Chose, inspirées de ses souvenirs d’enfance dans une famille de six garçons.
En 2006, il crée les personnages de la série Rita et Machin.
Il écrit également des romans policiers, la formidable série des Enquêtes au collège, Agence Pertinax. Ses romans fantastiques sont marqués par la série des Magnus Million et de Mimsy Pocket et les enfants sans nom.
Son dernier roman publié chez Gallimard Jeunesse, Les exploits de Connie Mara, nous embarque dans les tribulations de deux apprentis aventuriers et d’un chien nommé Spike. Un périple drôlissime au fin fond de l’Irlande. Jubilatoire…

Samedi 7 décembre de 14h30 à 19h30, dédicace d’auteurs et autrices :
Gilles Bachelet

Auteur-illustrateur jeunesse phare, Gilles Bachelet travaille également pour la presse, l’édition et la publicité. Débordant d’imagination, d’un humour sans égal, il parvient toujours à surprendre ces lecteurs en proposant des histoires classiques aux illustrations inventives. Telle Une histoire d’amour, une romance classique vécue par deux objets du quotidien : des gants.
Son humour ravageur conquiert le grand public et Mon chat le plus bête du monde reçoit le Prix Baobab en 2004. Depuis il a publié deux autres volumes des histoires burlesques de son éléphantesque chat, mais aussi dédié quelques ouvrages à l’étude des populations d’autruches dans les contes de fées ou des rapports du champignon de Bonaparte avec un chapeau… à moins que ça ne soit l’inverse ?
Dans son dernier album, qui vient d’être édité au Seuil, L’hypermarquête, tout commence avec Eliot devant son bol de chocolat. Eliot rêve de gloire. Un destin héroïque l’attend, il en est sûr. Princesses à délivrer, monstres à terrasser, royaumes à conquérir, une quête longue et semée d’obstacles l’appelle. Il est prêt, il va partir. Juste quelques dernières petites courses à faire…

Aurélie Deckers
Mystère dans la forêt des contes est son premier album jeunesse publié chez Gallimard Jeunesse.
Plusieurs personnages de contes de fées ont perdu leurs affaires dans la forêt. Mais pas de panique, le Petit Chaperon Rouge peut aider à tout retrouver.
En chemin elle rencontre le chasseur, les trois petits cochons et, bien sûr, le loup !
L’un après l’autre, ils ouvrent leurs sacs et montrent leurs biens parfois surprenants ! Une fois leurs affaires retrouvées, les personnages se retrouvent avec soulagement autour d’un délicieux gâteau chez la grand-mère du Petit Chaperon Rouge. Ils l’ont bien mérité !
Un livre qui vous permet de découvrir les personnages de contes de fées comme vous ne les avez jamais vus, à travers de magnifiques illustrations.

Aurélie Deckers

Henri Fellner
Henri Fellner est diplômé des art décoratifs de Paris. Il travaille pour la presse et l’édition.
Son dernier album Le dodo des animaux est un vrai festival d’humour, tendresse et clins d’œil irrésistibles à partager avant d’aller faire dodo !
C’est le soir. Dans tous les nids, les niches, les tanières et les terriers, les petits animaux se préparent à aller se coucher : les oiseaux sont bien au chaud dans leur duvet ? Les poils sont bien brossés et les crocs, bien lavés ? Alors imaginons que les parents animaux, eux aussi, racontent des histoires…

Fellner

Vanessa Rubio-Barreau et Marie Touly
Les autrices viendront dédicacer leur premier roman jeunesse, à partir de 7 ans,
édité chez Gallimard Jeunesse :
Salami, docteur Teckel : le toutouscope
Partez à la découverte de Barbara Chery la vétérinaire, d’Edgar le chat maine coon et Salami le teckel.

Vanessa Rubio-Barreau et Marie Touly

Dimanche 8 décembre de 14h30 à 19h, dédicace des auteurs et autrices :
Inbar Heller Algazi
Née à Berlin en 1994, Inbar Heller Algazi a suivi la formation de l’École de Condé pour obtenir son Bachelor Illustration. Elle travaille dans une variété de techniques, mélangeant et explorant tout, du monotype à la calligraphie, essayant de capturer des moments poétiques, des petites histoires et de les traduire sur papier.
Après Le livre de Gill et Flop (2022), Et si Nono est son deuxième album publié aux Fourmis Rouges.
Zut… Pauvre Nono, obligé de rester debout au beau milieu de nulle part, ici sur la page. Il va falloir trouver des astuces pour passer le temps. Et si… et si son doigt restait coincé là toute la nuit ? Et si Nono passait toute sa vie, bloqué dans le livre ? Et Nono enfant deviendrait papa, puis papi, puis quoi encore ? Crescendo, les idées s’emballent et nous avec. Jusqu’au moment où une voix hors champ appelle Nono et nous ramène tous à la réalité et au présent : « Nono, dépêche-toi, on va être en retard ! »
Inbar Heller Algazi, jouant de la complicité de ses lecteurs, invente toute une série de scénarios, à partir de « et si… » qui mettent Nono dans tous ses états, sans qu’il n’ait jamais à bouger son petit doigt ! Une histoire farfelue et ludique construite autour de l’objet-livre qui, sans en avoir l’air, en dit long sur l’imaginaire enfantin et la littérature.

Jean Baptiste Drouot
Après avoir suivi des cours d’arts appliqués, Jean-Baptiste Drouot est devenu illustrateur et graphiste. Il est l’auteur de plus d’une quinzaine de livres pour la jeunesse, notamment Les animaux qui existent peut-être du professeur O’Logh, Rendez-vous à la piscine.
Oskar et le comte est son premier album publié aux Fourmis Rouges.
« Dans une contrée lointaine, réfugié dans son château, le terrifiant comte Krokula avait jeté un sort sur le petit village de Klopek. » Depuis cette malédiction proférée par le comte Krokula contre ses habitants, il pleut jour et nuit sans discontinuer à Klopek. Pour un village de chats, c’est un véritable supplice. La seule façon de briser ce sortilège serait qu’un villageois sorte victorieux d’un affrontement avec l’affreux Krokula. Le plus beau, le plus fort, le plus intelligent : toute la fine fleur de Klopek a été missionnée sans aucun résultat. Pire ! Les combattants ne sont jamais revenus. C’est alors qu’à la suite d’un tirage au sort tout sauf hasardeux, Oskar, le fromager en faillite qui n’est ni le plus beau, ni le plus fort, ni le plus intelligent est désigné pour être le prochain adversaire de l’immonde Krokula.

Aurore Callias
Aurore Callias est issue de l’École Estienne, et a étudié la scénographie à l’École de la Cambre à Bruxelles. Elle écrit et dessine des livres pour la jeunesse.
Elle a le goût de la fantaisie, en démontre cet album doux-dingue, qui joue du comique des mots composés réels et inventés.
Poisson-chat et vice-versa : « Un poisson et un chat se baladaient. Le chat a des moustaches, le poisson a des écailles, tout est normal ! Le poisson est le meilleur ami du chat et vice-versa. En chemin ils avisent un curieux personnage, c’est un poisson-chat. » Le poisson-chat revient d’une fête-surprise et de pique-nique avec le chien-loup ! Les deux amis s’interrogent, le poisson-chat s’amuserait-ils deux fois plus qu’eux ? Et puis si le poisson-lune existe, on peut bien inventer la fête-saucisse ? Et comment ne pas se tromper, peut-on rouler en voiture-saucisse ou en camion-fesse ? De quoi questionner les deux amis et les jeunes lecteurs de 5-8 ans.

Eve Gomy
Eve Gomy est née à Paris en 1997. Passionnée de dessin et d’écriture, elle a emporté ses crayons dans l’atelier d’illustration des Arts Décoratifs de Strasbourg, dont elle est sortie diplômée en 2021. Elle imagine ses livres comme des promenades et souhaite que le lecteur se perde en rêverie à travers les pages. Elle aime décrire une nature foisonnante, qui enveloppe et émerveille ses personnages.
La grenouille qui aimait le rouge : suivez cette adorable grenouille qui bondit et nous entraîne à sa suite à la découverte du monde et de ses mille et unes nuances de rouge. Crête de coq, ailes vibrantes des coccinelles, chair savoureuse de la fraise ou robe délicate du coquelicot, le rouge flamboie entre les pages de cet imagier imprimé en tons directs. Une série à mettre entre toutes les petites mains pour leur en faire voir de toutes les couleurs ! Dans la même collection : Le chat qui aimait le jaune, publié au Seuil jeunesse.

Eve Gomy 1

Vendredi 29 novembre à 19h30 : rencontre-dédicace avec Nicole Lapierre et Kubra Khademi

Nous rencontrons Nicole Lapierre et Kubra Khademi autour du roman graphique :

La fille et le dragon

Un jour de l’hiver 1989, à Mashhad, en Iran, dans une famille pauvre de réfugiés partis d’Afghanistan pour fuir l’armée soviétique, les moudjahidines et les persécutions que les Sunnites afghans infligent aux Chiites hazaras, une petite fille naît mains grandes ouvertes, signe de bienfaits pour la maisonnée. Elle est la sixième dans une fratrie de dix. Le mollah refuse de lui choisir un prénom et de l’inscrire dans le Coran familial. À quoi bon ? C’est une fille. Finalement appelée Kubra, ce qui veut dire « grande », l’enfant montre très tôt un don pour le dessin. Un don comme une armure, qui la protège et la fortifie contre les épreuves d’une existence sous la double férule du fanatisme religieux et patriarcal. Armée de ses crayons, de ses pinceaux et d’une volonté sans faille, Kubra entreprend une incroyable odyssée d’artiste. Avec une mission sacrée : tuer le dragon !
Un témoignage graphique et littéraire unique sur l’invincibilité de l’art, une ode aux femmes, à la vie, à la liberté.

Kubra Khademi  : née en Iran en 1989 de parents afghans ayant fui l’armée soviétique, les moudjahidines et les persécutions que les sunnites afghans infligent aux chiites d’ascendance mongole, elle montre très tôt un don pour le dessin. Armée de ses crayons et de ses pinceaux, elle rentre à Kaboul puis gagne New York où elle entame une carrière d’artiste internationale. Elle relate son parcours en dessins. Son travail plastique est représenté par la Galerie Eric Mouchet, à Paris

Nicole Lapierre : sociologue, directrice de recherche au CNRS, codirectrice de la revue Communications, elle a publié son premier livre La femme majeure en 1973, en collaboration avec Edgar Morin et Bernard Paillard.

Mercredi 30 octobre à 19h30 : rencontre avec Pierre Gilbert

Nous rencontrons le sociologue Pierre Gilbert autour de son livre :

Quartiers poupulaires : défaire le mythe du ghetto

« Voir les cités autrement permet de s’émanciper d’une vision qui considère le peuplement comme le principal problème et qui fait du bulldozer et de la grue les principaux instruments du changement social. »

Au sommet d’une colline s’élèvent d’imposants bâtiments rectilignes, bordés d’un côté par des champs et, de l’autre, par des pavillons. Le paysage des cités charrie tout un imaginaire. Elles sont, depuis plusieurs décennies, le support d’une profusion de fantasmes. Après avoir symbolisé le confort moderne et le progrès social de l’après-guerre, leur image s’est rapidement dégradée. On a d’abord dénoncé les cages à lapin et la sarcellite ; plus récemment, on a fustigé des ghettos, des territoires perdus gangrenés par le séparatisme.

Pour combattre ces fausses évidences, qui renforcent la stigmatisation des minorités racisées et des fractions précaires des classes populaires, Pierre Gilbert rétablit ici la réalité des faits. S’appuyant sur une synthèse inédite des travaux en sciences sociales, il met en évidence les formes de ségrégation subies par ces quartiers, expose leurs particularités sur le plan des styles de vie, des relations sociales, du rapport à l’État, de l’emploi, des normes de genre, des aspirations. Et produit ce constat spectaculaire : les cités sont des lieux banals, et leurs habitants très semblables au reste des classes populaires.

Pierre Gilbert est sociologue et politiste, maître de conférences à l’Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis et membre du CRESPPA-CSU.

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Mercredi 16 octobre à 19h30 : rencontre débat avec Bertrand Ogilvie

Nous rencontrons Bertrand Ogilvie à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage paru aux éditions de la Tempête :

Inclassable enfance

C’est un secret de Polichinelle : on n’apprend rien à l’École. Rien sinon qu’au départ, soi-disant, on ne sait rien. Pour l’enfant, l’important à l’École, c’est d’apprendre à obéir. Certes on ne parle pas ici de ces moments enchantés où, grâce à la parole d’un maître, on s’est engagé sur la voie de l’émancipation intellectuelle. Ces récits, bien d’entre nous en ont plein leur besace. Mais « bien d’entre nous », c’est combien ? Ce n’est pas de ce nous là qu’il s’agit dans ce livre mais de l’École comme système : lieu d’échec, d’ennui et de dévalorisation. Or une appropriation joyeuse des pratiques et des savoirs est chose aisée, peu coûteuse et libératrice. Mais c’est avant tout une volonté politique et une autre idée d’enfance.

Bertrand Ogilvie est philosophe et psychanalyste, professeur à l’université de Nanterre et directeur de programme au Collège international de Philosophie, qui s’intéresse aux rapports de la psychanalyse et de la politique, à la violence contemporaine et à l’échec scolaire.

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Vendredi 4 octobre à 19h30 : rencontre avec Alain Ruscio

Nous rencontrons Alain Ruscio autour de son livre publié aux éditions de la Découverte :

La première guerre d’Algérie

La  » première guerre d’Algérie  » commença le 14 juin 1830 à 4 heures du matin, lorsque le premier soldat français posa le pied à Sidi-Ferruch. Les conquérants furent d’emblée confrontés à une force de résistance qu’ils n’avaient pas imaginée, dont la figure emblématique reste l’émir Abd el-Kader. S’ensuivirent deux décennies d’affrontements d’une intensité et d’une violence extrêmes.

Le maréchal Bugeaud et bien d’autres officiers appliquèrent et souvent amplifièrent sur le terrain la politique répressive décidée à Paris par François Guizot, Adolphe Thiers, Jean-de-Dieu Soult, etc. Par milliers, les Algériennes et les Algériens furent humiliés, spoliés, déplacés, enfumés, massacrés, décapités… En 1852, Hugo décrivait cette armée française, « faite féroce par l’Algérie ». Pourtant, cette politique de terreur fut approuvée et même justifiée par de grands intellectuels de l’époque, comme Tocqueville et Lamartine. D’autres, très minoritaires, dénoncèrent la conquête, au nom de critères plus pragmatiques qu’éthiques ou politiques.

Prélude à cent trente-deux années de présence française, la conquête de l’Algérie constitue un moment décisif dans l’émergence de l’esprit colonial – et racial – qui marqua durablement la société hexagonale, et produit encore aujourd’hui ses effets délétères. Une synthèse inédite et sans concession sur des événements aussi déterminants que méconnus.

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